11.5.10

"Du vernis qui s'effrite"

Je l'aime pourtant bien. A ce moment je préfère la détester simplement et vilainement, froidement. Une histoire d'attitude, étrange de désirer une fille en dehors de la société. Plusieurs filles, même histoire... Problème récurrent de l'image à adopter et du miroir à orienter pour toi ou bien moi, ce serait trop difficile de faire face. Cette histoire d'apparence ne m'a pas pourri le collège lycée pour rien (mais j'ai vaincu). Être naturel, violent, "anormal", sans cercles de codes divers. Ouais. Le monde prend une tournure ironique au moment où le temps échappe, que ce soit pour une catastrophe ou une visite à grand-père pourtant trimestrielle par tradition paresse. Que ce soit pour une dérive aléatoire, organisée, on perd le temps à bâtir des moments qui sauraient s'animer par leur simple puissance, la ville, la nature, la route et ses bras de racines folles n'attendant que la perte, la substance dans les veines, à la recherche d'un big bang, car il n'y a plus de big bang ma bonne dame.

Naïve, manipulatrice, perdue, aucun ou tout à la fois, peu importe au final sauf le passage. Encore faut-il pouvoir maîtriser le reste en s'y abandonnant, presque mécanique de l'esprit. Elle, comme les autres, ne le peut. Fin de l'histoire, je ne suis ni peintre ni sculpteur (ni potier), je laisse tomber, l'espoir s'est barré. Qu'elle vienne après tout, et ce n'est pas en m'envoyant des poèmes minables d'auteurs minables que ça nous réconciliera devant Bukowski et Bashung. Si elle connaît Bukowski (et Bashung?). Jolie fille tendance qui observe, les yeux révulsés. De nouveau je mate Broken Flowers, et signe à la Bill Murray Academy. De nouveau.

J'avais cumulé trop de qualités en une soirée pour que ça continue entre nous: amant, défoncé, poétique, ayant perdu toute cohérence, dans un but précis. Magnifique comme Fante j'aurai vu le lendemain lentement démolir le rêve d'une semi conscience par la raison, celle de la fille. Courte nuit de mai. Putain de dimanches.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire