29.10.10

Maux de tête et buée de Dunhill

L'amour du cliché et l'inconscience de la réussite impossible, règle fondamentale de l'amour du 21eme siècle, à base de ralentis réclamés et d'imagination forcée par le désir, incontrolable toujours et sur la limite de la douleur logique évitée le présent, le normal, le putain de dégoutant présent qui oblige à se refléter dans les rêves inutiles d'une réalité futile et forcément idiote, tu te demandes où tu tu vas finir mais au final tu t'en branle et imagine des embrassades, des laisons impossible que la folie seule commande avec le mec qui marche sans savoir pourquoi, la dromomanie surement, tatouage du sociopathe imaginant la vie autrement car il a lu Robinson Crusoé et les Caroline étant gamin, avec peut-être Les Misérables, symbole tenace d'une vie adulte.

Tu sors du cinéma et te complait dans un idéal de romance, peu importe qui est avec toi mais tu imagines une sorte de passion furieuse dans les réminiscences de la pellicule, elle est devant toi et vous parlez d'un passé commun, dommageable et pourtant appréciable, une folie passagère des corps perdus, une histoire à trois sans but, sans idée ni préméditation, un passage folie furieuse des nerfs imbibés au vin rouge, peut-être du vin de Bordeaux, peut-être un vin d'ailleurs mais vin toujours et ces façons innocente de frôler la peau et les membres frémissant d'ennui et d'incompréhension, ne demandant que l'action peu importe laquelle, mais l'action toujours, le son perdu de l'ongle sur la peau et la matière dérobée au bras, au torse, aux hanches, l'inconnu d'une personne côtoyée par la voix et rien d'autre jusqu'à ce soir, nous n'oublierons rien sauf les regrets, c'était une danse des années 40 à San Francisco, chambre aux murs teintés de rose, pianoté de mots et de notes que Rubinstein aurait joué les fossettes creusées car Rubinstein toujours le bonheur jouera même dans la mort.

Dalida - Bang Bang

A la fin ce sera un texte que je lirai demain sans m'en rappeler distinctement mais sans le supprimer subtilement, car d'une part je n'en ai rien à foutre, et d'autre part j'espère que certains liront et voudront que les mots restent, même si je n'en saurai jamais rien, car personne ne dira rien ou très peu, le sens est flou, juste une décharge de mots insensés du moins pour le moment, ce serait amusant de juste observer les doigts valsant sur l'azerty docile, pour voir le lendemain et se dire "putain mec, c'est Proust et Rimbaud et Kerouac et Nimier 2.0", mais ce n'est pas Prout ni quelqu'un d'autre, et ce ne le sera jamais. Tant mieux.

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