Bah mecmeuf, t'écoutes du rap le matin, la journée, la soirée, te rappelle de moments violents avec des filles, ou des patates posées sur des pommettes pour un regard de loup, et ces joints écrasés et les bouteilles éclusées avant de sortir ou de ne pas sortir, et là tout change. Te retrouver dans une boite de province, musique de merde et fringues Hugh Hefner effect, pas beaucoup de tissu mais du flashy mal coupé, le verre reste trop cher et tant mieux, j'aimerais saouler cette enfant de 17 ans et rentrer avec elle sans scrupule ni recul, au moins pour trois heures. Ecouter le dernier Metronomy ou la première de Brahms, entendre une remarque sur la musique classique qui réveille mes tempes, saisir le corps à la volée comme un braqueur de peau, d'odeur qui cache dans les pores de ses mains le fugitif volatile butin. Repartir avec l'aube, les yeux brisés dans le souvenir d'une autre fille. Et là rien de change, couplet refrain, mécanique de fusil à pompe. Le lendemain tu ne te met pas d'eau sur le visage parce qu'il faut faire le sac, prendre des taquets sur les chevilles qui figent les goutes de sueur en larmes de sel. Porter le maillot, le numéro, être contre avec cette herbe et crier lorsque la balle franchit la ligne, oublier tout, tout pour une fois par semaine, perdre ou gagner n'est pas important- j'ai toujours été romantique, juste l'oubli, le front qui se déride, frappe le cuir, le corps écrasé par la pression, le souffle aussi lourd et fréquent qu'après une fusillade chez Sam Peckinpah.
A la recherche du temps perdu comme Proust, l'odeur de mes mains chaque jour, tabac café encre poussière herbe terre shit vin ricard whisky sang cuir sueur sexe parfum shampoing, les autres sont en dessous.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire